Pour Bull, "Serviware avait besoin de trouver une société sur qui s’adosser"
2007-10-19 - Interview "Tout s’est fait très rapidement" nous a déclaré Benoît HALLEZ, Directeur de la division HPC de Bull. Il nous révèle aussi la stratégie du nouvel ensemble, entre indépendance et synergies.
Interview du 27 septembre 2007 :
Cluster-HPC.com : Vous venez de racheter 100% du capital de Serviware qui est une société qui avait 12 ans d’histoire indépendante. Quelles sont les raisons de ce rachat ?
Benoit Hallez : Les raisons de ce rachat sont motivées par le fait que Bull a une stratégie dans le domaine du HPC déclarée depuis plus de quatre ans. L’entité HPC chez Bull qui fonctionne actuellement comme une start-up a réussi à créer de belles références comme TERA10 au CEA ou d’autres en Europe (Allemagne, Angleterre, …), mais essentiellement dans le monde académique et éducation-recherche.
Suite à cela nous nous sommes dit qu’il fallait nous doter d’une expertise commerciale et d’une part de marché dans des milieux complémentaires aux nôtres, comme ici l’industrie. Donc pour aller plus vite, quoi de mieux que de faire une acquisition ? Ensuite Serviware avait besoin de trouver une société sur qui s’adosser financièrement. Car leur trésorerie et leur ligne de crédit ne leur suffisaient plus. Ils ont donc pu lever cette contrainte grâce à ce rachat.
CHPC : Bull et Serviware avait des liens particuliers avant ce rachat ?
BH : Pas du tout, il n’y avait aucune relation business avec Serviware auparavant.
CHPC : Bull et Serviware sont maintenant très liés. Comment Serviware va pouvoir garder son indépendance dans les choix techniques et les constructeurs sur les offres proposées à ses clients ?
BH : La façon dont nous avons souhaité opérer est très simple. Serviware va rester une filiale indépendante avec une structure juridique séparée et sera rattachée au groupe Bull. Ce qui est d’ailleurs le cas depuis l’acquisition qui a été officialisée le 3 août dernier. Aujourd’hui Serviware garde une certaine flexibilité et continue à vendre d’autres constructeurs que Bull. Et, l’objectif est bien de garder cette expertise, ce savoir-faire et cette capacité à être à l’écoute du client. Il est évident que nous avons aussi la volonté de faire en sorte que Serviware propose et opte pour des solutions Bull dès que cela est possible. Même si ce n’est pas une directive absolue.
CHPC : Étiez-vous en discussion depuis longtemps avec Serviware ?
Non absolument pas, tout s’est fait très rapidement.
CHPC : Jusqu’à aujourd’hui, Serviware fait beaucoup de chiffre d’affaire grâce à IBM. Ne pensez-vous pas que ce gros « ex »partenaire va stopper ce flux par crainte de voire ces projets se retrouver chez Bull ?
BH : Pourquoi aurai-je peur ? De toute façon aujourd’hui ses affaires tombe dans la structure de Serviware et dès l’instant que Serviware continu à faire de la marge avec IBM, cela me convient très bien.
CHPC : Pouvez-vous me donner les modalités de ce rachat ?
BH : Tout ceci sera annoncé mi-octobre avec l’annonce des résultats de Bull. Donc je ne peux pas trop m’étendre sur ce sujet-là. Mais je peux vous confirmer que nous avons racheté la totalité des actions qui porte sur une partie en « cash » et une autre partie en échange d’actions. Ensuite le contrat que nous avons signé fait en sorte que les anciens dirigeants de Serviware ont tout intérêt à rester dans le périmètre pendant plusieurs années.
CHPC : Donc pas de changement au niveau des équipes de Serviware ?
BH : Absolument pas, aucun changement au niveau de l’équipe de Serviware. Je dirais même, surtout pas ! L'actif de Serviware est basée sur les hommes de l’entreprise.
CHPC : Quelle est aujourd’hui la latitude de Serviware au niveau du management, de la politique commerciale et du marketing ?
BH : Même s’ils sont rattachés à la Business Unit HPC, il n’y a aujourd’hui aucun changement dans leur autonomie sur ces points-là. Le garant en terme de viabilité de l’entreprise, c’est moi. Les trois anciens dirigeants sont toujours en place et me reportent très régulièrement, et mon objectif est de leurs laisser une certaine autonomie dans la stratégie commerciale. Je cherche plutôt à leur apporter une aide, des outils, une visibilité, et une force de frappe supplémentaire afin de dynamiser leur business.
CHPC : Avez-vous la volonté de faire croître ou d’absorber dans le groupe ce que nous pouvons appeler aujourd’hui cette nouvelle « division de Bull » ?
BH : Pour le moment il n’y a aucune volonté de les absorber complètement dans le groupe Bull afin qu’ils gardent leur autonomie. Au-delà de ça, notre volonté est de faire devenir Serviware un acteur majeur dans le monde du HPC. Et non pas de les laisser stagner à leur petit niveau de « revendeur ». Notre objectif en termes de croissance pour Serviware est de suivre au moins celle du marché du HPC, entre 10 et 15% par an. Mais nous espérons faire beaucoup plus. Je vous rappelle que cette année en France, Bull a atteint la première place au niveau du chiffre d'affaires dans le HPC.
Benoit Hallez : Les raisons de ce rachat sont motivées par le fait que Bull a une stratégie dans le domaine du HPC déclarée depuis plus de quatre ans. L’entité HPC chez Bull qui fonctionne actuellement comme une start-up a réussi à créer de belles références comme TERA10 au CEA ou d’autres en Europe (Allemagne, Angleterre, …), mais essentiellement dans le monde académique et éducation-recherche.
Suite à cela nous nous sommes dit qu’il fallait nous doter d’une expertise commerciale et d’une part de marché dans des milieux complémentaires aux nôtres, comme ici l’industrie. Donc pour aller plus vite, quoi de mieux que de faire une acquisition ? Ensuite Serviware avait besoin de trouver une société sur qui s’adosser financièrement. Car leur trésorerie et leur ligne de crédit ne leur suffisaient plus. Ils ont donc pu lever cette contrainte grâce à ce rachat.
CHPC : Bull et Serviware avait des liens particuliers avant ce rachat ?
BH : Pas du tout, il n’y avait aucune relation business avec Serviware auparavant.
CHPC : Bull et Serviware sont maintenant très liés. Comment Serviware va pouvoir garder son indépendance dans les choix techniques et les constructeurs sur les offres proposées à ses clients ?
BH : La façon dont nous avons souhaité opérer est très simple. Serviware va rester une filiale indépendante avec une structure juridique séparée et sera rattachée au groupe Bull. Ce qui est d’ailleurs le cas depuis l’acquisition qui a été officialisée le 3 août dernier. Aujourd’hui Serviware garde une certaine flexibilité et continue à vendre d’autres constructeurs que Bull. Et, l’objectif est bien de garder cette expertise, ce savoir-faire et cette capacité à être à l’écoute du client. Il est évident que nous avons aussi la volonté de faire en sorte que Serviware propose et opte pour des solutions Bull dès que cela est possible. Même si ce n’est pas une directive absolue.
CHPC : Étiez-vous en discussion depuis longtemps avec Serviware ?
Non absolument pas, tout s’est fait très rapidement.
CHPC : Jusqu’à aujourd’hui, Serviware fait beaucoup de chiffre d’affaire grâce à IBM. Ne pensez-vous pas que ce gros « ex »partenaire va stopper ce flux par crainte de voire ces projets se retrouver chez Bull ?
BH : Pourquoi aurai-je peur ? De toute façon aujourd’hui ses affaires tombe dans la structure de Serviware et dès l’instant que Serviware continu à faire de la marge avec IBM, cela me convient très bien.
CHPC : Pouvez-vous me donner les modalités de ce rachat ?
BH : Tout ceci sera annoncé mi-octobre avec l’annonce des résultats de Bull. Donc je ne peux pas trop m’étendre sur ce sujet-là. Mais je peux vous confirmer que nous avons racheté la totalité des actions qui porte sur une partie en « cash » et une autre partie en échange d’actions. Ensuite le contrat que nous avons signé fait en sorte que les anciens dirigeants de Serviware ont tout intérêt à rester dans le périmètre pendant plusieurs années.
CHPC : Donc pas de changement au niveau des équipes de Serviware ?
BH : Absolument pas, aucun changement au niveau de l’équipe de Serviware. Je dirais même, surtout pas ! L'actif de Serviware est basée sur les hommes de l’entreprise.
CHPC : Quelle est aujourd’hui la latitude de Serviware au niveau du management, de la politique commerciale et du marketing ?
BH : Même s’ils sont rattachés à la Business Unit HPC, il n’y a aujourd’hui aucun changement dans leur autonomie sur ces points-là. Le garant en terme de viabilité de l’entreprise, c’est moi. Les trois anciens dirigeants sont toujours en place et me reportent très régulièrement, et mon objectif est de leurs laisser une certaine autonomie dans la stratégie commerciale. Je cherche plutôt à leur apporter une aide, des outils, une visibilité, et une force de frappe supplémentaire afin de dynamiser leur business.
CHPC : Avez-vous la volonté de faire croître ou d’absorber dans le groupe ce que nous pouvons appeler aujourd’hui cette nouvelle « division de Bull » ?
BH : Pour le moment il n’y a aucune volonté de les absorber complètement dans le groupe Bull afin qu’ils gardent leur autonomie. Au-delà de ça, notre volonté est de faire devenir Serviware un acteur majeur dans le monde du HPC. Et non pas de les laisser stagner à leur petit niveau de « revendeur ». Notre objectif en termes de croissance pour Serviware est de suivre au moins celle du marché du HPC, entre 10 et 15% par an. Mais nous espérons faire beaucoup plus. Je vous rappelle que cette année en France, Bull a atteint la première place au niveau du chiffre d'affaires dans le HPC.
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