"Par défaut nous allons proposer l’offre Bull", par Pierre de Pontevès, DG de Serviware
2007-10-01 - InterviewNous vous l'annoncions vendredi dernier, Bull a procédé au rachat de Serviware. Son Directeur Général, Pierre de Pontevès à accepté de répondre en exclusivité aux questions de Cluster-HPC, commentant la nouvelle stratégie de Serviware, avec un nouvel actionnaire qui le contrôle à 100%.
Cluster-HPC.com : Vous venez d’être racheté par Bull après 12 ans d’histoire indépendante. Vous-même, vous avez rejoint Serviware en 1999. Avez-vous ressenti un petit pincement au coeur de céder votre « bébé » ?
Pierre de Ponteves : Non, il le fallait pour pouvoir se développer et traiter des projets plus grands. Pour cela, Bull était un bon partenaire potentiel; français, d’envergure européenne et avec une vocation Calcul Haute Performance (HPC). Quand ils sont rentrés en contact avec nous, nous les avons écoutés attentivement et ensuite le projet a suivi son cours pour arriver au résultat que nous connaissons.
CHPC : Bull et Serviware avait des liens particuliers avant ce rachat ?
PdP : Non, c’était même plutôt l’inverse. Nous n’avions aucun lien avec eux. Bull souhaitait trouver un intégrateur taillé pour traiter des projets de petites et moyennes tailles dans le calcul haute performance. Des projets de 50 000 euros à 1.5 millions d’euros, au-dessus nous considérons que ce sont des grands projets. Alors que, travaillant déjà avec IBM, HP et SUN, nous ne voulions pas ajouter un quatrième constructeur à notre catalogue en restant sur le même périmètre. Nous avons donc envisagé avec Bull la possibilité de les aider à se développer sur ce marché, mais en intégrant le groupe et en bénéficiant de leur notoriété et de leur surface financière.
CHPC : Pour vous, comment Serviware va pouvoir aider Bull à se développer sur le marché du HPC ?
PdP : Grâce au dynamisme commercial et aux portes d’entrées de Serviware notamment dans le domaine de l’industrie. Notre association va aussi permettre nous permettre de traiter des projets de plus grandes envergures que ceux que nous traitons aujourd’hui.
CHPC : Bull et Serviware sont maintenant très liés. Comment Serviware va pouvoir garder son indépendance dans les choix techniques et les constructeurs sur les offres proposées à ses clients ?
PdP : Si nous avions été intégré au constructeur cela aurait été impossible. Mais Serviware reste une société indépendante et un intégrateur multimarque. Il est évident que par défaut nous allons proposer l’offre Bull qui est à notre catalogue car nous aurons des prix plus compétitifs et un bon positionnement sur celle-ci. En revanche, pour tous nos clients qui ont des politiques vers d’autres marques, nous continuerons à proposer nos compétences associées à des offres «matériel » de nos partenaires actuels.
CHPC : Jusqu’à aujourd’hui, Serviware fait beaucoup de chiffre d’affaire grâce à IBM. Ne pensez-vous pas que ce gros « ex »partenaire va stopper ce flux par crainte de voire ces projets se retrouver chez Bull ?
PdP : Oui nous faisons une grosse partie de notre Chiffre d'Affaires (CA) avec IBM. Mais il y a beaucoup de liens entre IBM et Bull. Bull est lui-même un gros client d’IBM. Et notre rachat par Bull a été discuté en amont par ces deux parties. De ce fait nous pourrons continuer à travailler avec les deux constructeurs. De plus tous les projets signés récemment sont en IBM.
CHPC : Pouvez-vous me donner les modalités de ce rachat ?
PdP : Bull détient maintenant 100% du capital de Serviware. Je peux vous dire aussi que le top management de Serviware est engagé pour les années à venir. Mais tout le reste des modalités n’est pas public.
CHPC : Donc pas de changement au niveau des équipes de Serviware ?
PdP : Non, uniquement un changement de capital, la société reste indépandante et les dirigeants restent les mêmes. Pas de dirigeant de Bull au sein de Serviware, seul le PDG est maintenant de Bull (phillipe Milpin). Tous les salariés, au moins jusqu’à fin 2008, restent les mêmes et il n’y a pas de volonté d’intégrer une partie de Bull au sein de Serviware.
CHPC : Quelle est aujourd’hui la latitude de Serviware au niveau du management, de la politique commerciale et du marketing ?
PdP : On reporte à Philippe Miltin (Vice-Président de la Division Produits et Systèmes de Bull.) et les chiffres de Serviware sont rattachés à la division HPC de Bull. Le nom de Serviware subsiste et notre politique commerciale et marketing reste totalement indépendante. Il est évidant que là ou nous pourrons, nous irons chercher à bénéficier de la synergie de Bull, mais nous pourrons continuer à faire des opérations de promotion avec IBM par exemple.
CHPC : Avez-vous la volonté de faire croître encore plus ce que nous pouvons appeler aujourd’hui cette nouvelle « division de Bull » ?
Non, nous pouvons faire augmenter notre CA sans pour autant modifier la taille de Serviware. Nous faisons aujourd’hui un CA de 25 Millions d’euros mais nous avons la capacité d'en gérer 35. Par contre nous avons une volonté de nous développer au niveau européen, mais il est encore trop tôt pour parler d’une telle stratégie.
Cluster-HPC.com : Vous venez d’être racheté par Bull après 12 ans d’histoire indépendante. Vous-même, vous avez rejoint Serviware en 1999. Avez-vous ressenti un petit pincement au coeur de céder votre « bébé » ?
Pierre de Ponteves : Non, il le fallait pour pouvoir se développer et traiter des projets plus grands. Pour cela, Bull était un bon partenaire potentiel; français, d’envergure européenne et avec une vocation Calcul Haute Performance (HPC). Quand ils sont rentrés en contact avec nous, nous les avons écoutés attentivement et ensuite le projet a suivi son cours pour arriver au résultat que nous connaissons.
CHPC : Bull et Serviware avait des liens particuliers avant ce rachat ?
PdP : Non, c’était même plutôt l’inverse. Nous n’avions aucun lien avec eux. Bull souhaitait trouver un intégrateur taillé pour traiter des projets de petites et moyennes tailles dans le calcul haute performance. Des projets de 50 000 euros à 1.5 millions d’euros, au-dessus nous considérons que ce sont des grands projets. Alors que, travaillant déjà avec IBM, HP et SUN, nous ne voulions pas ajouter un quatrième constructeur à notre catalogue en restant sur le même périmètre. Nous avons donc envisagé avec Bull la possibilité de les aider à se développer sur ce marché, mais en intégrant le groupe et en bénéficiant de leur notoriété et de leur surface financière.
CHPC : Pour vous, comment Serviware va pouvoir aider Bull à se développer sur le marché du HPC ?
PdP : Grâce au dynamisme commercial et aux portes d’entrées de Serviware notamment dans le domaine de l’industrie. Notre association va aussi permettre nous permettre de traiter des projets de plus grandes envergures que ceux que nous traitons aujourd’hui.
CHPC : Bull et Serviware sont maintenant très liés. Comment Serviware va pouvoir garder son indépendance dans les choix techniques et les constructeurs sur les offres proposées à ses clients ?
PdP : Si nous avions été intégré au constructeur cela aurait été impossible. Mais Serviware reste une société indépendante et un intégrateur multimarque. Il est évident que par défaut nous allons proposer l’offre Bull qui est à notre catalogue car nous aurons des prix plus compétitifs et un bon positionnement sur celle-ci. En revanche, pour tous nos clients qui ont des politiques vers d’autres marques, nous continuerons à proposer nos compétences associées à des offres «matériel » de nos partenaires actuels.
CHPC : Jusqu’à aujourd’hui, Serviware fait beaucoup de chiffre d’affaire grâce à IBM. Ne pensez-vous pas que ce gros « ex »partenaire va stopper ce flux par crainte de voire ces projets se retrouver chez Bull ?
PdP : Oui nous faisons une grosse partie de notre Chiffre d'Affaires (CA) avec IBM. Mais il y a beaucoup de liens entre IBM et Bull. Bull est lui-même un gros client d’IBM. Et notre rachat par Bull a été discuté en amont par ces deux parties. De ce fait nous pourrons continuer à travailler avec les deux constructeurs. De plus tous les projets signés récemment sont en IBM.
CHPC : Pouvez-vous me donner les modalités de ce rachat ?
PdP : Bull détient maintenant 100% du capital de Serviware. Je peux vous dire aussi que le top management de Serviware est engagé pour les années à venir. Mais tout le reste des modalités n’est pas public.
CHPC : Donc pas de changement au niveau des équipes de Serviware ?
PdP : Non, uniquement un changement de capital, la société reste indépandante et les dirigeants restent les mêmes. Pas de dirigeant de Bull au sein de Serviware, seul le PDG est maintenant de Bull (phillipe Milpin). Tous les salariés, au moins jusqu’à fin 2008, restent les mêmes et il n’y a pas de volonté d’intégrer une partie de Bull au sein de Serviware.
CHPC : Quelle est aujourd’hui la latitude de Serviware au niveau du management, de la politique commerciale et du marketing ?
PdP : On reporte à Philippe Miltin (Vice-Président de la Division Produits et Systèmes de Bull.) et les chiffres de Serviware sont rattachés à la division HPC de Bull. Le nom de Serviware subsiste et notre politique commerciale et marketing reste totalement indépendante. Il est évidant que là ou nous pourrons, nous irons chercher à bénéficier de la synergie de Bull, mais nous pourrons continuer à faire des opérations de promotion avec IBM par exemple.
CHPC : Avez-vous la volonté de faire croître encore plus ce que nous pouvons appeler aujourd’hui cette nouvelle « division de Bull » ?
Non, nous pouvons faire augmenter notre CA sans pour autant modifier la taille de Serviware. Nous faisons aujourd’hui un CA de 25 Millions d’euros mais nous avons la capacité d'en gérer 35. Par contre nous avons une volonté de nous développer au niveau européen, mais il est encore trop tôt pour parler d’une telle stratégie.
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