La simulation corticale en action
2007-05-02 - DiversIl a fallu un supercalculateur pour imiter et simuler un cerveau de souris... Jusqu’à présent, les simulations n’avaient pu qu’éclairer des détails techniques mais aucune ne permettait des réactions en temps réel. C’est chose faite. Des scientifiques américains peuvent aujourd’hui, sur BlueGene L, simuler une moitié de cerveau de souris.
Le tissu cérébral rend la simulation difficile quant à sa complexité et à son grand nombre d’interactions potentielles entre ses éléments. Toute proportion gardée, la moitié d’un cerveau de souris représente quelque 8 millions de neurones, chacun pouvant avoir 8000 synapses ou connexions avec les autres fibres nerveuses.
Une telle configuration a posé d'importantes contraintes matérielles à l’équipe de chercheurs de l’université du Nevada, notamment en termes de capacité de mémoire et de communication. C’est donc la plate-forme IBM BlueGene L et 4 096 processeurs qui ont été sélectionnés pour réaliser un tel projet.
Mais ce n'est qu'une introduction car, compte tenu de l’immensité du projet, la simulation n’a pu être effectuée que sur un laps de temps de 10 secondes à une vitesse 10 fois inférieure à la réalité, soit l’équivalent d’une unique seconde pour une souris. Malgré tout, les chercheurs ont eu l’occasion d’observer des propriétés biologiques importantes émerger lors des impulsions nerveuses sur le cortex virtuel.
Pour les prochaines étapes, l’équipe espère bien accélérer la simulation et faire en sorte que les réponses des neurones et synapses soient plus détaillées.
L’intelligence artificielle se rapproche à grands pas...
Mais ce n'est qu'une introduction car, compte tenu de l’immensité du projet, la simulation n’a pu être effectuée que sur un laps de temps de 10 secondes à une vitesse 10 fois inférieure à la réalité, soit l’équivalent d’une unique seconde pour une souris. Malgré tout, les chercheurs ont eu l’occasion d’observer des propriétés biologiques importantes émerger lors des impulsions nerveuses sur le cortex virtuel.
Pour les prochaines étapes, l’équipe espère bien accélérer la simulation et faire en sorte que les réponses des neurones et synapses soient plus détaillées.
L’intelligence artificielle se rapproche à grands pas...
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