La folle course du Top500
2007-11-12A l’heure où les feuilles de l’automne terminent de tomber, la folle course du Top500 ne s’arrête jamais. Le nouveau numéro 1 est (bien sûr) américain, et atteint 478 TFlops contre 280 TFlops 6 mois plus tôt. Signe positif, l’Europe reprend des places de marché en gagnant 5 points en nombre de configurations installées (30% contre 25,4% au précédent classement). Les Etats-Unis restent archi-dominants, tout comme le couple HP/IBM.
La bataille des « gros »
A la bataille des constructeurs pour les marchines du Top500, c’est IBM qui a remporté la manche avec 46,4% des systèmes installés, soit 232 en tout. Avec en prime une visibilité puisque IBM a installé 4 des 10 plus grosses configurations. HP est juste derrière avec 166 système installés, soit le tiers du Top500, et 2 configurations dans le Top10.
Le couple HP/IBM accentue ainsi encore son avance sur les autres, passant de 78,6 à 79,2 % de « parts de marché ».
Derrière, certains tirent leur épingle du jeu, mais aucun ne dépasse 5% des configurations installées. Dell et SGI se talonnent avec 24 et 22 configurations installées, tandis que Sun disparaît tout doucement puisque seules 3 configurations (contre 7 précédemment) restent dans le classement.
Cray bénéficient d’un effet d’image important au regard de sa taille, puisque 3 de ses 14 configuration entrent dans le Top 10, grâce notamment aux contrats de l’Etat américain.
Le Top500 comme vitrine de la recherche internationale
Si le Top500 n’est pas le seul vecteur des investissements de recherche, il peut être considéré comme un indicateur clair de la volonté politique d’investissement des entreprises privées et des états. Ces infrastructures de « capacités » HPC dimensionnent en effet les possibilités de recherche et de traitement des chercheurs. À ce titre, la prise de « parts de marché » de 5% de l’Europe doit être considéré positivement. C’est surtout l’Allemagne (31) et la Grande Bretagne (48) qui se positionne dans le haut du panier, la France étant avec 17 configurations à seulement 3,4% de « parts de marché ».
Les projets Européens annoncés récemment devrait servir à combler partiellement cette fracture du HPC, seuls 2 systèmes sont en effet dans le Top10, contre 7 pour les Etats-Unis ! La route sera encore longue …
A la course au gigantisme et à la puissance, les « gros » constructeurs ont un avantage certain, même si certains arrivent à s’immiscer dans la hiérarchie mondiale des configuration de référence. Ces intrusions sont loin d’être un hasard si l’on considère les commandes de l’Etat américains à ces constructeurs pour la recherche sur les architectures pétaflopiques.
La bataille des « gros »
A la bataille des constructeurs pour les marchines du Top500, c’est IBM qui a remporté la manche avec 46,4% des systèmes installés, soit 232 en tout. Avec en prime une visibilité puisque IBM a installé 4 des 10 plus grosses configurations. HP est juste derrière avec 166 système installés, soit le tiers du Top500, et 2 configurations dans le Top10.
Le couple HP/IBM accentue ainsi encore son avance sur les autres, passant de 78,6 à 79,2 % de « parts de marché ».
Derrière, certains tirent leur épingle du jeu, mais aucun ne dépasse 5% des configurations installées. Dell et SGI se talonnent avec 24 et 22 configurations installées, tandis que Sun disparaît tout doucement puisque seules 3 configurations (contre 7 précédemment) restent dans le classement.
Cray bénéficient d’un effet d’image important au regard de sa taille, puisque 3 de ses 14 configuration entrent dans le Top 10, grâce notamment aux contrats de l’Etat américain.
Le Top500 comme vitrine de la recherche internationale
Si le Top500 n’est pas le seul vecteur des investissements de recherche, il peut être considéré comme un indicateur clair de la volonté politique d’investissement des entreprises privées et des états. Ces infrastructures de « capacités » HPC dimensionnent en effet les possibilités de recherche et de traitement des chercheurs. À ce titre, la prise de « parts de marché » de 5% de l’Europe doit être considéré positivement. C’est surtout l’Allemagne (31) et la Grande Bretagne (48) qui se positionne dans le haut du panier, la France étant avec 17 configurations à seulement 3,4% de « parts de marché ».
Les projets Européens annoncés récemment devrait servir à combler partiellement cette fracture du HPC, seuls 2 systèmes sont en effet dans le Top10, contre 7 pour les Etats-Unis ! La route sera encore longue …
A la course au gigantisme et à la puissance, les « gros » constructeurs ont un avantage certain, même si certains arrivent à s’immiscer dans la hiérarchie mondiale des configuration de référence. Ces intrusions sont loin d’être un hasard si l’on considère les commandes de l’Etat américains à ces constructeurs pour la recherche sur les architectures pétaflopiques.
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