Bull rachète Serviware, et tourne une page
2007-07-24En proie a une situation financière délicate, malgré 12 ans de croissance de son chiffre d’affaires, l’intégrateur Serviware a trouvé son chevalier blanc. Effectué le 03 août, le rachat sera annoncé à la mi-octobre, en même temps que les résultats de Bull.
La rumeur enflait depuis plusieurs semaines. Cluster-HPC.com a pu vous la confirmer en exclusivité.
Si le rachat de l'un des premiers intégrateur HPC en France par Bull renforce encore la position du constructeur sur son marché domestique, il n'en reste pas moins que cette acquisition dépasse largement la simple acquisition industrielle.
Serviware : une situation financière difficile
Depuis 1996, la croissance du chiffre d’affaires de l'intégrateur ne s’est pas démentie, puisque qu’il s’établissait à 26,6 millions d’euros en 2006. Mais les résultats étaient eux quasi nuls ou négatifs depuis 5 exercices successifs, traduisant sans aucun doute le prix de l’acquisition de nouveaux marchés, et la lutte féroce entre les mastodontes présents sur ce marché.
Détenue à 100% par son management, Serviware ne semblait ainsi pas disposer d’un effet de levier suffisant pour continuer seul son développement. La question de la survie de l’entreprise et de ses 56 salariés semblait ainsi être posée.
Une affaire stratégique pour Bull ?
Si la situation financière de Serviware était difficile, sa situation de marché l’était moins, puisqu’en 10 ans, la société basée à Croissy-Beaubourg (77) était devenue une référence dans le domaine de l’intégration de systèmes HPC.
Or, Bull a choisi les solutions HPC comme un secteur de croissance stratégique pour le groupe depuis plusieurs années. Ses investissements R&D et commerciaux sont largement tournés vers cet objectif. Bull trouve ainsi une solution rapide et élégante pour recruter dans un secteur où la compétence est chère.
Par ailleurs, ce rachat permet aussi à Bull de renforcer rapidement sa position de marché en France, ce qui n’est pas moins utile dans une stratégie de développement offensive.
Néanmoins, cette position de marché que Serviware peut apporter à Bull risque de s’éroder vite. Le grand jeu des alliances entre les intégrateurs et les grands constructeurs étant un paramètre important du développement de l’intégrateur.
En effet, ce n’est pas avec Bull que Serviware réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires. Multi-marque, la société de Croissy-Beaubourg entretient des relations plutôt étroites avec d’autres constructeurs, au premier rang desquels se situe IBM. À n’en pas douter, IBM risque de ne pas trouver très à son goût cette nouvelle alliance.
Ainsi, à moins qu’une alliance IBM / Bull soit en cours de négociation, le numéro 2 du secteur derrière HP risque de chercher une nouvelle alliance pour contrer le nouvel ensemble Bull/Serviware. Peut-être de quoi donner des idées à certains sur le marché …
Si le rachat de l'un des premiers intégrateur HPC en France par Bull renforce encore la position du constructeur sur son marché domestique, il n'en reste pas moins que cette acquisition dépasse largement la simple acquisition industrielle.
Serviware : une situation financière difficile
Depuis 1996, la croissance du chiffre d’affaires de l'intégrateur ne s’est pas démentie, puisque qu’il s’établissait à 26,6 millions d’euros en 2006. Mais les résultats étaient eux quasi nuls ou négatifs depuis 5 exercices successifs, traduisant sans aucun doute le prix de l’acquisition de nouveaux marchés, et la lutte féroce entre les mastodontes présents sur ce marché.
Détenue à 100% par son management, Serviware ne semblait ainsi pas disposer d’un effet de levier suffisant pour continuer seul son développement. La question de la survie de l’entreprise et de ses 56 salariés semblait ainsi être posée.
Une affaire stratégique pour Bull ?
Si la situation financière de Serviware était difficile, sa situation de marché l’était moins, puisqu’en 10 ans, la société basée à Croissy-Beaubourg (77) était devenue une référence dans le domaine de l’intégration de systèmes HPC.
Or, Bull a choisi les solutions HPC comme un secteur de croissance stratégique pour le groupe depuis plusieurs années. Ses investissements R&D et commerciaux sont largement tournés vers cet objectif. Bull trouve ainsi une solution rapide et élégante pour recruter dans un secteur où la compétence est chère.
Par ailleurs, ce rachat permet aussi à Bull de renforcer rapidement sa position de marché en France, ce qui n’est pas moins utile dans une stratégie de développement offensive.
Néanmoins, cette position de marché que Serviware peut apporter à Bull risque de s’éroder vite. Le grand jeu des alliances entre les intégrateurs et les grands constructeurs étant un paramètre important du développement de l’intégrateur.
En effet, ce n’est pas avec Bull que Serviware réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires. Multi-marque, la société de Croissy-Beaubourg entretient des relations plutôt étroites avec d’autres constructeurs, au premier rang desquels se situe IBM. À n’en pas douter, IBM risque de ne pas trouver très à son goût cette nouvelle alliance.
Ainsi, à moins qu’une alliance IBM / Bull soit en cours de négociation, le numéro 2 du secteur derrière HP risque de chercher une nouvelle alliance pour contrer le nouvel ensemble Bull/Serviware. Peut-être de quoi donner des idées à certains sur le marché …
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